Daniel Ducarme, à Istanbul ce 5 mars 2007,
à l'invitation de la Chambre de Commerce Belge de Turquie :
« Mon propos n’est certainement pas dans l’air du temps mais j’ose vous dire que le rapprochement de nos économies est préalable au politique, au culturel et même à des engagements de partage des valeurs. Avec moins de palabres et plus d’action, Il faut moins se focaliser sur l’adhésion de la Turquie à l’Union européenne et travailler au Partenariat EURO-MED à l’horizon 2015. »

André Dupont, Daniel Ducarme et Aykut Eken
En remerciant les Belges de TURQUIE pour leur esprit d’entreprise, le Président du MRI assure que le PROJET REFORMATEUR DES BELGES DE L’ETRANGER trace la voie de développement et donne les moyens d’action pour renforcer la position de la Belgique dans le monde.
Invité par Monsieur EKEN, Président de la Chambre de Commerce Belge de Turquie, et André DUPONT, délégué du MRI à Istanbul, Daniel Ducarme est allé à la rencontre des Belges de Turquie en soulignant d’emblée : « pour de nombreux belges, le rapport à la Turquie passe par la présence de la communauté turque en Belgique et leurs vacances dans ce pays. Peu nombreux sont cependant ceux qui connaissent notre présence Belge en Turquie et c’est pour cette raison que je veux insister sur les liens économiques et commerciaux qui existent entre la Belgique et la Turquie.
Les statistiques officielles relèvent aujourd’hui la présence 1182 Belges expatriés en Turquie et une communauté turque en Belgique de plus de 130.000 personnes.
Ces chiffres bruts ne reflètent pas la juste réalité du lien. Des rapports sociaux et familiaux nouveaux unissent la Belgique et la Turquie et l’octroi facilité de la nationalité Belge donne un tout autre concept du rapport entre les deux pays qui se renforcera avec la possibilité de double nationalité pour les Belges. Il y a une certaine égalité dans la relation que traduisent bien les chiffres du commerce. Il faut en effet savoir que les relations commerciales entre la Turquie et la Belgique présentent un équilibre : sur base des résultats de 2005, la Turquie est classée 18ème fournisseur et 17ème client de la Belgique. Je veux en remercier les Belges de Turquie car c’est leur esprit d’entreprise qui permet ce résultat. Notre volonté est de donner la liberté d’action et les moyens d’épanouissement aux Belges qui ont « le monde en tête » pour aller plus encore en ce sens. Pour réussir, avec le Projet Réformateur des Belges de l’Etranger, je crois que nous traçons l’utile voie de développement de cette nouvelle politique en donnant les moyens concrets à suivre pour renforcer la position de la Belgique dans le monde. Un petit pays comme la Belgique a besoin de ce rayonnement international et l’accroissement de la valeur de notre commerce extérieur est une pierre angulaire de valeur ajoutée pour la richesse intérieure. Ce n’est, ni vains mots, ni prosélytisme politique, de souligner le rôle d’ambassadeurs des Belges de l’Etranger pour accomplir ce rayonnement de notre pays. Ce rôle est net, récurrent et permanent et bien plus décisif que celui des représentations et visites diverses, qui ne sont que des appuis momentanés, certes importants, mais par leur caractère passager, par définition moins opérationnels. »
Daniel Ducarme a ensuite détaillé le Projet proposé aux Belges de l’Etranger, ses 5 axes et 25 mesures concrètes : « La démonstration de la volonté des Réformateurs est faite par ce Projet qui reprend le traitement de tous les dossiers comme celui de la double nationalité mais aussi de plus sensibles, notamment pour l’accès facilité aux administrations, le fiscal et le social, comme la question de la double imposition fiscale et sociale, la facilitation fiscale et sociale du retour au pays, le régime de sécurité sociale, la relance d’un réseau d’enseignement de grande qualité en concertation avec nos partenaires francophones, la protection consulaire et diplomatique de nos ressortissants dans le cadre des dispositions nouvelles envisagées par l’Union européenne, la garantie d’un lien fort et permanent avec la Belgique pour celles et ceux, notamment de nombreux jeunes, qui souhaitent élargir l’horizon de leur engagement professionnel. » Suite aux avis et suggestions reçus sur le Projet, il a ajouté qu’il était vraisemblable qu’un complément spécifique soit ajouté pour la dimension du soutien aux acteurs économiques, en recoupant cette partie avec le programme général du Mouvement Réformateur pour les élections législatives du 10 juin, cette démarche participant à la volonté des Réformateurs de reprendre la problématique des Belges de l’Etranger dans le programme général,
« nous sommes pour un Projet spécifique pour les Belges de l’Etranger, mais en partie intégrante dans la politique du pays et pas à part des autres Belges »
a ponctué Daniel DUCARME.
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