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Le drame des enfants soldats

 

 

 

Deux ans après les Engagements de Paris destinés à protéger les enfants contre leur recrutement illégal, il resterait  toujours 250 000 enfants enrôlés  dans des  forces armées dans le monde principalement en Afrique et dans une moindre mesure en Asie. Si selon l’Unicef, ce chiffre est en diminution, il n’en reste pas moins toujours problématique.  http://pubs.lemonde.fr/5/INTERNATIONAL-LEMONDE/articles_international/exclu/1159945060/Middle/OasDefault/lm_tods_pi02_pave600/ergerger22.html/35353162343665663438626137393830?&_RM_EMPTY_Conformément au Protocole Facultatif à la Convention des Nations Unies sur les Droits de l'Enfant, depuis le 12 février 2002, l'âge minimum pour l'enrôlement obligatoire ou la participation volontaire à des conflits armés est passé de 15 à 18 ans.

http://pubs.lemonde.fr/5/INTERNATIONAL-LEMONDE/articles_international/exclu/1612470336/Frame1/OasDefault/mia_autopromos_edabo_lientexte/consultez_les_dossiers.html/35353162343665663438626137393830?&_RM_EMPTY_Ainsi au Congo, le drame des enfants soldats perdurent depuis le début de con conflit meurtrier en 1994. Même si l’action de la Monuc a permis d’en arracher certains aux mains des milices, la tâche reste encore énorme. Ces démobilisations sont la conséquence du "processus d'intégration accélérée des groupes armés au sein des FARDC (l'armée congolaise)", a précisé la Monuc mais l’unicef estime que plus de 2000 enfants servent encore parmi les milices, notamment les Maï-Maï, rien que dans les deux provinces du Kivu.

Au cours des derniers mois, l'Unicef a d’ailleurs pu signer des accords de démobilisation d'enfants au Sri Lanka, au Népal et aux Philippines. D'après les observateurs, le phénomène persiste dans 15 pays contre 27 en 2007. Souvent utilisés comme combattants, mais aussi comme éclaireurs, espions, serviteurs ou bien esclaves sexuels, on estime leur nombre à 250 000 dans le monde, et tous sont porteurs par la suite de conséquences physiques, psychologiques et sociales souvent très graves. Sur le terrain, les experts de l’Unicef estiment  que la crainte d'être un jour poursuivi par la justice internationale offre des résultats.  Mais à l'inverse, pour éviter les poursuites, les groupes rebelles cachent davantage les enfants qu'il y a deux ans. Les agents internationaux de la protection de l'enfance éprouvent ainsi plus de difficultés à accéder aux mineurs dans les zones tenues par ces forces armées.

Reste que ce fléau ne disparaîtra pas du jour au lendemain. Dans quasiment tous les conflits qui ont lieu actuellement, des enfants sont associés illégalement à des groupes et des forces armés, au mépris des règles internationales fondamentales, et particulièrement au mépris leurs droits. Selon la Représentante spéciale du Secrétaire général des Nations unies pour les enfants et les conflits armés, chargée de suivre le dossier des enfants soldats, au moins douze pays sont le théâtre de cette grave violation des droits de l’enfant. Et le phénomène est mondial en ce sens que ces enfants sont aussi bien présents en Amérique (Colombie), en Afrique (Burundi, Côte d’Ivoire, Ouganda, République démocratique du Congo, Somalie, Soudan, Tchad), qu’en Asie (Myanmar, Népal, Philippines, Sri Lanka).

Dans leurs programmes de réinsertion, l'Unicef et les ONG souhaitent également accentuer la place accordée aux communautés locales afin que la réinsertion soit plus rapide et efficace. Ces dix dernières années, l’Unicef et ses partenaires ont mené des programmes de prise en charge et de réinsertion des enfants dans une douzaine de pays. Depuis 2001, plus de 95 000 enfants ont pu bénéficier de tels programmes avec comme objectif de les réintégrer  avec des alternatives concrètes pour leur avenir, en terme d’éducation, de formation, de métier. Le chemin est encore long et demande la coopération de différentes instances comme les pays, le Conseil de sécurité, la Cour pénale internationale et les autres acteurs de la protection de l’enfant. Seule la combinaison des interventions politiques, judiciaires et sociales pourra faire obstacle à l’exploitation des enfants par les groupes et forces armés et pourra produire un résultat durable.

 

 

En savoir plus: Consulter les Engagements de Paris en cliquant ici




 
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