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 «(…)Au niveau européen, il est nécessaire de parler d’une seule voix en ce qui concerne l’introduction du statut de mutualité européen. Les mutualités libérales ne s’opposent certainement pas au principe leur permettant de développer des activités transfrontalières. Toutefois, elles s’érigent contre la forme qu’elles adoptent actuellement étant donné qu’elles n’offrent aucune protection contre les groupements commerciaux, ce qui pourrait entraîner l’apparition d’une médecine à deux vitesses proposant une large gamme de services aux personnes qui peuvent se le permettre et une gamme de services de base moins étoffée au reste de la population.»

 

Communiqué de presse

La journée du 1er mai également primordiale pour les mutualités libérales

Les mutualités libérales estiment que la fête du travail revêt une importance capitale.

La population active – tant les travailleurs salariés que les travailleurs indépendants et les fonctionnaires – constitue l’élément principal de notre bien-être et de notre système de sécurité sociale. Dans le contexte actuel de mondialisation, avec tous les défis que cela implique, les mutualités libérales rappellent leurs principes de base de liberté et de solidarité. En effet, ceux-ci sont menacés par la commercialisation sans cesse croissante des soins de santé.

Une assurance maladie saine repose sur le principe de solidarité entre les personnes en bonne santé et les personnes malades, entre les personnes actives et les personnes inactives et entre les jeunes et les moins jeunes. Toutes les couches de la population ont droit à des soins de santé de qualité, même les plus démunis de notre société. Etant donné que les soins de santé sont un droit universel, le secteur ne peut accepter de projets commerciaux qui visent des profits.

Les mutualités libérales appellent le gouvernement à accorder une attention toute particulière au problème du vieillissement de la population en prévoyant des réserves suffisantes – selon le bureau du Plan, il faudrait compter au moins 1 % du PIB pendant les premières années et encore plus par la suite – afin de ne pas faire payer le prix aux  générations futures. Afin de réduire les coûts pour les soins et d’améliorer la qualité de vie de la population, nous demandons également aux pouvoirs publics de prévoir plus de moyens pour les mutualités afin que celles-ci puissent améliorer la prévention et l’éducation à la santé.

Afin de pouvoir constituer les réserves nécessaires et d’offrir la gamme de services la plus large possible à tout un chacun, la norme de croissance de 4,5 % des dépenses en soins de santé ne peut pas être revue à la baisse. Enfin, la politique en matière de santé du gouvernement fédéral et des Communautés doit être mieux harmonisée.

Il est demandé aux autres mutualités en Belgique de continuer à œuvrer pour une solidarité interpersonnelle et de se prononcer clairement contre une défédéralisation des soins de santé. Dans l’attente de directives claires et strictes en la matière,  les mutualités libérales les invitent donc à mettre un terme à la concurrence déloyale par le biais d’avantages liés au bien-être qui n’ont rien à voir avec les soins de santé.

Par ailleurs, au niveau européen, il est nécessaire de parler d’une seule voix en ce qui concerne l’introduction du statut de mutualité européen. Les mutualités libérales ne s’opposent certainement pas au principe leur permettant de développer des activités transfrontalières. Toutefois, elles s’érigent contre la forme qu’elles adoptent actuellement étant donné qu’elles n’offrent aucune protection contre les groupements commerciaux, ce qui pourrait entraîner l’apparition d’une médecine à deux vitesses proposant une large gamme de services aux personnes qui peuvent se le permettre et une gamme de services de base moins étoffée au reste de la population.

C’est pourquoi les mutualités libérales se réjouissent des projets de la ministre L. Onkelinx visant à prévoir 26 millions d’euros cette année pour les 200.000 personnes souffrant de maladies chroniques dans notre pays qui doivent débourser chaque année environ 2.000 euros en frais complémentaires.

 

 

Geert MESSIAEN

Secrétaire général de l’Union nationale des mutualités libérales

 

 

 




 
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