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INFO FLASH

 

 

 

 

La Belgique va commander la FINUL maritime

 

 

 

La frégate "Léopold I", qui a déjà participé en 2008 au volet naval de la FINUL, quittera Zeebrugge pour le Liban le 16 février prochain avec à son bord un état-major de 23 personnes, officiers et sous-officiers belges et étrangers. Les Nations Unies et plus particulièrement le département onusien des opérations de maintien de la paix (DPKO), ont accepté l'offre de la Belgique de prendre durant trois mois le commandement de la composante maritime de la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL) avec le nouveau fleuron de la marine belge, la frégate "Léopold I".  La mission durera du 1er au 31 mai prochains et sera dirigée par l’Amiral de flotille Thierry Pynoo. Cette mission comporte néanmoins de nombreux risques, la FINUL étant souvent mise en "état d'alerte renforcé" suite aux tirs de roquettes effectués depuis sa zone, au Liban sud, en direction du territoire israélien.

La Finul a été créée en 1978 pour surveiller la situation au sud du Liban. Elle a été considérablement renforcée après l'offensive israélienne entre le 12 juillet et le 14 août 2006 contre la milice chiite du Hezbollah. Elle est composée d'environ 13.000 militaires provenant de vingt-six pays dont quinze de l'Union européenne.

Avec quelque 2.000 personnes, le contingent français est le deuxième après celui de l'Italie (2.900) et avant celui de l'Espagne (1.100). La résolution 1701 avait abouti le 14 août 2006 à la cessation des hostilités entre Israël et le Hezbollah, mais pas à un cessez-le-feu permanent.

La force internationale maritime des Nations Unies croisant au large du Liban est principalement chargée de prévenir la contrebande maritime d'armes destinées au mouvement chiite libanais du Hezbollah. La frégate F930 "Léopold I" avait déjà été en opération au large du Liban l’année passée et ce, pendant plusieurs mois avec un équipage composé de 157 marins.

A l'heure actuelle, la présence belge au Liban a été confirmée jusque fin décembre 2009  mais avec des effectifs réduits de 335 à 216 personnes de ces Casques bleus dont le retrait est nécessaire pour contribuer au "groupement tactique" européen ("EU Battle Group", EUBG) dont l'armée belge prendra le commandement au second semestre 2009. La Belgique conservera toutefois une capacité de déminage au Liban, payée en partie par le ministère des Affaires étrangères. De même, elle devrait contribuer à un projet en faveur de l'hôpital (civil) de Tebnine, avec un budget de la Coopération au développement.

Des élections législatives seront organisées au pays du cèdre au printemps 2009. La communauté internationale a déjà prévenu qu'elle suivrait de près ce scrutin, le deuxième depuis que la Syrie, ancienne puissance de tutelle, a retiré ses troupes du territoire libanais en 2005, après une présence d'environ 30 ans. La minorité parlementaire menée par le Hezbollah chiite et soutenue par Damas et Téhéran, espère renverser la donne en battant la majorité antisyrienne actuelle. Beyrouth et Damas ont établi récemment des relations diplomatiques qui pourraient augurer des prochaines évolutions au Proche-Orient, vers la voie d'une pacification, à l'instar des discrètes tentatives de rapprochement entre le Syrie et Israël.

 

 

En savoir plus sur la FINUL: cliquer ici

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 
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