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Rencontre avec Hervé Verhoosel, le Délégué MRI de New York

 

 

 

 

 

Vous êtes actuellement expatrié aux USA, pouvez-nous expliquer les raisons professionnelles qui vous ont amené dans ce pays ? 

Je travaille pour des agencies des Nations Unies (OMS, PNUD, UNICEF plus la Banque Mondiale) qui ont crée une petite structure commune de coordination de la lutte contre la malaria/le paludisme : Roll Back Malaria Partnership. J’étais basé au siège à Genève et il y a deux ans, ils m’ont proposé d’ouvrir le bureau de New York. Je suis donc le représentant de l’organisation à New York et aupres du siège des Nations Unies. Je m’occupe aussi des relations extérieures au niveau global. C’est le côte plus politique, diplomatique, la communication et le plaidoyer.  C’est un job très motivant; je voyage énormenent, parfois une semaine sur deux et surtout en Afrique. Vous pouvez vraiment voir les résultats du travail de notre équipe et de nos partenaires. Et les résultats se traduisent en vies sauvées.


Avant de vous installer aux USA, quel a été votre parcours professionnel et les pays dans lesquels vous avez résidé? 

En Belgique, j’ai travaillé 10 ans dans les relations publiques, la communication et l’audiovisuel. J’ai aussi touché un peu aux coulisses de la politique en tant que Secrétaire Général des JRL, Président des JRL de Bruxelles Ville, membre du comite permanent du MR, Porte-Parole de Corinne De Permentier lorsqu’elle était Ministre à la Communaute française.  Travailler avec elle a été formidable. J’ai ensuite commencé à travailler plus au niveau international comme consultant pour l”International Crisis Group et les fondations de George Soros. Nous avons ensuite  quitté Bruxelles il y a 8 ans. 2 ans à Paris et 2 ans à Londres (toujours pour International Crisis Group et les Fondations de George Soros) puis Genève pour 2 ans. C’est la que j’ai commencé à travailler pour l’ONU.

Quand vous avez entamé votre parcours professionnel, l'idée de vous expatrier était-elle déjà présente? Et pourquoi? 


Non certainement pas. La Belgique me convenait parfaitement. Un moment, je pensais à Paris. Lorsque je travaillais dans la communication, Glem Production (groupe TF1) et la chaine de télévision MCM étaient des clients et je passais souvent des semaines complètes a Paris, mais je rentrais toujours pour le week-end.

Quel est l'état de la communauté belge à NY?

New York est énorme, il y a un petit groupe de Belges expatriés qui se donnent rendez-vous pour l’apéro le premier week-end de chaque mois, généralement dans un resto belge. Sinon vu la taille de la ville et le nombres d’expats ici, on ne se voit pas si souvent. Mais c’est toujours tres agréable.



Quels sont les points forts des Belges de l'étranger ?

Si vous parlez des expats, je dirais leur ouverture d’esprit,  ils sont sociables, ouverts au compromis et pas trop grande gueule… mais je crois que cela est aussi le cas pour nos compatriotes qui vivent au pays

Quels sont les points faibles de la Belgique à l'étranger?

 

Du pays ? Sa situation politique. C’est risible, surtout pour le moment.

Au vu de votre expérience à l'étranger, quels sont à vos yeux les difficultés de l'expatriation pour un Belge?

Pour les pays dans lesquels j’ai résidé, je ne vois pas de difficultés. Il faut bien sûr parler la langue et être un peu curieux, s’adapter aux habitudes locales, mais je ne vois pas de difficultés majeures. Je voyage souvent en Afrique, sans y avoir habité, mais là, même en tant que voyageur les difficultés sont beaucoup plus nombreuses. J’ai beaucoup de respect pour les Europeens qui vivent en Afrique ou dans une zone plus difficile. Un jour peut-être c’est ce que nous ferons.

Quelles sont les caractéristiques les plus importantes de la vie aux Etats-Unis?

Je crois qu’il ne faut pas confondre New York (et d’autres grandes villes ) et le reste des Etats Unis. La vie à New York, c’est le stress, tout va vite, rien ne s’arrête, tout est mélangé, varie. J’adore ca ! Et j’adore aussi commander un diner qui est ensuite livré à domicile…Le week end nous quittons souvent New York pour le Connecticut. La voiture y est importante, vous devez conduire pour aller partout. Les magazins sont regroupés en shopping centers, les banques ont leur guichet pour voitures, etc…



Quels sont les prochains défis que vous avez envie de réaliser? Souhaitez-vous rester à l'étranger ou envisagez-vous un retour en Belgique?

Notre fils est ce que les Américains noment un enfant avec des besoins speciaux “with special needs”. Il y a beaucoup d’écoles spécialisées pour les enfants comme le nôtre ici, des médecins ou professionnels… Je crois donc que nous allons rester ici pour une longue durée. Et puis nous aimons la vie ici et nos jobs respectifs. Dans quelques années, si c’est possible avec notre fils, nous passerions bien 2 ou 3 ans pour travailler pour une agence de l’ONU en Afrique ou en Asie. A long terme, nous aimerions passer 6 mois par ans a Sydney. Nous adorons la ville et y avons beaucoup d’amis. Mais ce sera pour notre pension…

Pourquoi rejoindre le MRI?

Je suis très attaché à mon pays et à ma région adoptive (Bruxelles).  Je crois que le MR est le meilleur parti pour defendre le développement de l’un et de l’autre, au niveau social, économique, … En tant que Belge je crois qu’il est important de continuer a suivre ce qui se passé “a la maison”. Nos amis, notre famille y vivent. Nous y retournerons peut-être un jour. Je voudrais vraiment voir le pays et ses régions évoluer politiquement, socialement et economiquement.  Je ne vois pas d’alternative à une coalition avec le  MR à l’ensemble des niveaux de pouvoir si nous voulons des évolutions positives, une fin du clientélisme, un juste milieu socio-economique, …

 

 

Quelle est votre devise? 

L”Union fait la Force. Et je le vois bien dans ma profession.

 

 

 

 

 
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