
Rencontre avec un Belge de Paris
Vous êtes actuellement expatrié en France, pouvez-nous expliquer les raisons professionnelles qui vous ont amené dans ce pays ?
J'ai eu un échec professionnel qui m'a amené au Forem de Tournai. Ma conseillère m'ai aiguillé vers Paris. J'y suis arrivé à Midi et à 14h, j'avais du boulot, certes un petit job, mais je repartais...alors que très souvent en Belgique on me disait "trop qualifié" lorsque je voulais prendre un petit boulot...
Avant de vous installer à Paris, quel a été votre parcours professionnel et les pays dans lesquels vous avez résidé?
Je suis sorti de l'Ecole de gestion. J'ai commencé à travailler dans l'entreprise familial
en dirigeant les Domaines de Miremont et de Grandmetz. Mais travailler en famille n'est pas toujours chose aisée. J'ai ensuite travaillé en tant qu'attaché commercial dans quelques entreprises belges. Je me suis lancé dans l'immobilier en 2006 et à partir de 2009, j'ai eu envie de lancer mes propres agences à Paris. L'une de communication et l'autre immobilière.
Quels sont les points forts des Belges de l'étranger ?
Ils sont la réputation d'être conviviaux, courageux, sérieux, ...
Quels sont les points faibles de la Belgique à l'étranger?
Les étrangers sont attristés de voir les querelles linguistiques de notre pays et y sont parfois affrontés.Je l'ai souvent entendu à Paris, par des Français qui passaient en Belgique, trop souvent qu'a Bruges, des Flamands qui refusaient de les servir car ils parlaient français...c'est arrivé assez souvent...ce qui est bien triste.
Au vu de votre expérience à l'étranger, quels sont à vos yeux les difficultés de l'expatriation pour un Belge?
Tout dépend de sa mentalité...A Paris, il est difficile de se faire de vrais amis. Les Parisiens sont froid, moins conviviaux...et je dirais que ce serait le principal obstacle.
Quels sont les prochains défis que vous avez envie de réaliser? Souhaitez-vous rester à l'étranger ou envisagez-vous un retour en Belgique?
Pour l'instant je lance mon agence immobilière. Ensuite, au niveau de mon agence de communication : www.lamairieu.com, je vais développer les départements de communication graphique et évènementielle.
J'envisage également de me développer en Asie notamment pour y lancer mes produits fortement axés sur l'innovation, qui sont économiques et écologiques pour chaque citoyen : l'accumulateur d'eau, les ampoules de demain "IC, SCL", ... je vais tisser ma toile d'araignée dans de nombreux pays et très souvent avec des Belges, indépendants, qui y sont. Mon défi serait alors dans un futur proche de pouvoir avec mon frère, qui a sa propre entreprise "sprl Nicolas de La Mairieu" à Tournai (grossiste en Boulangerie Pâtisserie), acheter un hangar, dépôt, y engager du personnel, avoir des camions...et ce en Belgique...J'aimerais également pouvoir racheter la propriété de famille, où je suis né "Grandmetz" dans le Tournaisis... Je sais d'avance qu'avec mon voyage en Asie, les relations seront constructives... vu notre mentalité de Belge "battante, courageuse, humble.
Pourquoi rejoindre le MRI?
C'est Didier Reynders qui m'a fait connaître le MRI en septembre dernier, je ne savais que cela existait. J'ai toujours été libéral, et particulièrement attaché à la défense des PME, indépendants, qui font vivre l'économie d'un pays, de l'Europe, mais trop souvent oubliés...et j'aime aussi la Laïcité. Je suis Chrétiens et pense que chacun est libre de pratiquer ou pas une religion, mais à ses frais et non aux frais de l'Etat. Depuis tout petit, j'ai toujours aimé la politique...et cela me passionne toujours.
Quelle est votre devise?
Patience - Persévérance