Info flash du MRI Le MRI fait le point du jour Le MRI propose sont projet et écoute votre avis Les délégués du MRI Contactez le MRI
Le MRI : Le monde est un village...belge !
 
INFO FLASH

 

 

 

Copenhague au chevet du Climat

 

 

 

192 pays se sont donnés rendez-vous à partir du 7 décembre dans la capitale danoise pour décider de l’après-Kyoto, des nouvelles règles concernant le climat et surtout pour trouver un accord qui permette d'enrayer le réchauffement climatique, et de s'y adapter. Limiter à deux degrés la hausse de la température moyenne à la surface de la Terre: l'objectif, qui passe par une réduction drastique des émissions de gaz à effet de serre, est aujourd'hui largement partagé au sein des nations. Mais la répartition des efforts nécessaires pour y parvenir est loin de faire l'unanimité. Fait sans précédent depuis la conférence fondatrice de Rio en 1992, une centaine de chefs d'Etat est attendue lors de ce rendez-vous international, dont le président américain Barack Obama, qui a changé ses plans pour venir finalement à la fin de la conférence. En Europe, des dizaines de milliers de personnes ont manifesté durant le week-end à Paris, Londres et Bruxelles notamment pour demander aux dirigeants mondiaux d'agir.

 

Le climatologue Jean-Pascal van Ypersele, vice-président du Groupement d'experts intergouvernemental sur le changement climatique (Giec)., s'est dit persuadé que les dirigeants mondiaux sauveront "la seule planète habitable dans le système solaire". L'objectif de cette 15e Conférence organisée sous l'égide de l'ONU est de donner une suite au protocole de Kyoto dès 2013, premier traité contraignant sur le climat, dont les engagements s'achèvent fin 2012.

Pour espérer rester sous la barre des deux degrés, les scientifiques estiment qu’il est nécessaire de diviser par deux, d'ici à 2050, les émissions mondiales de GES, issues pour l'essentiel de la combustion du charbon, du pétrole et du gaz. A ce jour, le compte n'y est pas. Les engagements annoncés à ce jour par les pays industrialisés à l'horizon 2020 représentent une baisse de 12% à 16% de leurs émissions par rapport à 1990, loin de la fourchette de 25% à 40% mise en avant par les scientifiques pour se placer sur la bonne trajectoire.

 

Les dernières semaines ont apporté quelques signaux encourageants, avec les premiers engagements chiffrés des Etats-Unis, de retour dans le jeu climatique après huit années d'inaction sous Bush, et de la Chine - les deux principaux pollueurs de la planète - puis, jeudi, de l'Inde. Mais, alors que les émissions mondiales de gaz à effet de serre n'ont jamais été aussi élevées (nouveau record en 2008), les grands pays émergents, Chine et Inde en tête, expriment leur frustration, soulignant la "responsabilité historique" des pays industrialisés dans le réchauffement. Au-delà de cette arithmétique climatique, l'enjeu est de favoriser, grâce à des transferts de fonds et de technologie, l'émergence pour les pays du Sud d'un nouveau modèle de développement, moins gourmand en combustibles fossiles que celui qui fut celui des pays du Nord pendant des décennies. Faute de temps, un traité ne pourra être conclu à Copenhague: les négociateurs visent désormais un ensemble de décisions politiques, dont certaines avec application immédiate, qui donneraient lieu à un traité en 2010, au plus tard lors de la conférence de Mexico, en fin d'année.

 

 

 
Le MRI à Paris
Le Projet du MRI
Qui contacter au MRI?
Le comité du MRI
Les liens proposés par le MRI
MRI © 2007. Tous droits réservés