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Les Réformateurs donneront de la plus value à la Présidence belge de l’Union.

 

 

L’Euro space center de Redu accueillait ce samedi 5 septembre 2009 les Estivales du MR, traditionnel temps fort de la rentrée politique pour le Mouvement Réformateur. Cette année, quatre ateliers étaient proposés au public venus en nombre: Bruxelles, la Région wallonne,  la Communauté et l’Europe. Réunis autour de Daniel Ducarme, président du MRI et Ministre d'Etat qui présidait l'atelier Europe, Louis Michel ancien commissaire et actuel député européen, Olivier Chastel, secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères et Sabine Laruelle, Ministre des PME, des Indépendants, de l'Agriculture et de la Politique scientifique ont évoqué les perspectives de la présidence belge de l’Union.

 

Une présidence belge de l'Union européenne qu’Olivier Chastel souhaite sobre mais néanmoins ambitieuse. En effet, au 1er juillet 2009, notre pays prendra pour la 12e fois de son histoire, la tête du Conseil européen. A l’exception que pour cette présidence, la Belgique devra gérer 27 Etats-membres et qu’elle exercera une présidence en trio avec son prédécesseur, l'Espagne, et son successeur, la Hongrie, pendant donc 18 mois. En outre, suite aux élections du 7 juin dernier, un nouveau Parlement a été élu et d’ici un mois ou deux, une nouvelle Commission verra le jour. Pour Olivier Chastel, au-delà de ces nouveautés, les incertitudes résident principalement dans le fait que certains pays préfèrent la méthode intergouvernementale à la méthode communautaire et bien entendu les résultats du second referendum irlandais qui devrait être organisé cet automne et qui décidera de l’application ou non du Traité de Lisbonne. Un traité, pour le Secrétaire d’Etat, qui même s’il n’est pas la panacée, offre néanmoins des avancées substantielles dans le fonctionnement de l’Union. En ce qui concerne les thématiques qui seront abordées pendant ces 18 mois de présidence en trio: la stratégie de Lisbonne après 2010, l’agenda social européen, les suites de la crise financière et lé nécessaire régulation du marché, le paquet Energie/climat, l’espace de Justice, Liberté Sécurité avec le lancement  du Programme de Stockholm cet automne. Autres thèmes importants, les affaires étrangères avec notamment l’élargissement de l’Union à la Croatie et à l’Islande et la gestion et la prévention des conflits et des crises.

L’ancien commissaire européen Louis Michel, qui avait géré la précédente présidence belge de 2001, a estimé que la valeur ajoutée d’une présidence, résisaient dans les valeurs défendues par le pays. La Belgique doit redonner une envie d’Europe et relancer le militantisme européen. Le député européen a également regretté que la commission ait perdu une partie de son pouvoir, au profit du parlement, voire de certains pays empreints de tentations souverainistes et protectionnistes. Il a également insisté sur l’importance du Traité de Lisbonne, qui même imparfait, offre des significatives avancées dans les domaines des affaires étrangères, des coopérations renforcées ou par l’augmentation du nombre de décision prises à la majorité qualifiée. Louis Michel s’est néanmoins inquiété que l’Europe avec la paix et la prospérité qu’elle a amené depuis près de 60 ans sur le continent ne semble plus faire rêver les jeunes générations. Alors que cette configuration est une première dans l’histoire de l’humanité et que nous vivons sur le continent le plus démocratique, prospère et égalitaire au monde.

Sabine Laruelle a insisté sur l’importance de la Politique agricole commune pour l’Union européenne et sur l'évolution de cette dernière depuis le Traité de Rome en 1957. Ainsi, Sabine Laruelle a rappelé que jusque dans les années 80, la PAC représentait près de 80% du budget européen. A l’heure actuelle, ce pilier représente encore 40 % du budget européen. De nos jours, l’agriculture englobe différents aspects comme la biodiversité, ou encore la ruralité. La présidence belge devra gérer l’après-PAC à partir de 2013 et gérer au mieux la délicate situation des agriculteurs européens soumis désormais à la fluctuation des tarifs mondiaux et de la suppression progressive des quotas dans l'agriculture, notamment les quotas laitiers.

 

Concluant l’atelier Europe lors de la séance plénière, Daniel Ducarme a insisté sur l’importance d’insuffler une volonté politique forte et volontariste. Il a également appelé à la création d’un «Agenda Réformateur» pour influer sur les choix de la présidence belge.  La crise financière l’a démontré l’année dernière, la politique a un rôle essentiel à jouer. En outre, la Belgique devra gérer pendant sa présidence deux sommets importants, l’un avec l’Union Africaine et l’autre avec l’ASEAN. Par ailleurs, elle gérera aussi la conférence sur la biodiversité qui se tiendra à l’automne 2010 à Nagoya. Pour conclure, Daniel Ducarme a regretté que dans son Manifeste pour l’Europe où José Manuel Barroso présente ses grandes orientations pour les prochaines années, aucune remarque n’ait été faite par le président de la commission sur le rôle de Bruxelles, capitale de l’Europe. Or il serait temps que l’Union se préoccupe de sa capitale. Une capitale où le taux de chômage est de 20% et de l’ordre de 35% pour les jeunes de moins de 25 ans.

 

 

 

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