
Les investissements étrangers en Belgique
Selon le rapport Global Location Trends élaboré par Plant Location International (PLI le centre d'excellence mondial d'IBM pour les stratégies en localisation mondiales le 5 octobre, La Belgique a attiré 192 projets d'investissements étrangers, en 2008, contre 240, en 2007, révèle IBM. Les emplois créés ont été de 6 700, soit 33 % de recul.
Touchée par la crise économique, comme l'ensemble de la planète, la Belgique a attiré 192 projets d'investissements, en 2008, contre 240, en 2007, lesquels ont généré 6 700 emplois contre 10 058 un an plus tôt. La chute est impressionnante : 33 % contre 25 % pour la moyenne mondiale. Ce constat est formulé par les auteurs du rapport annuel "2009 Global Location Trends" d'IBM.

Alors que les plupart des investissements opérés en Belgique sont toujours le fait de groupes américains, allemands et néerlandais qui représentent les trois-quarts des emplois créés, on observe un glissement des secteurs de prédilection - technologies de la communication, sciences de la vie, recherche et développement - au profit de la métallurgie et de la chimie. La création de 1 300 emplois a été enregistrée dans le domaine de la chimie (+ 14 %); la métallurgie a, quant à elle, doublé le nombre d'emplois créés en 2007. En revanche, les investissements dans le secteur des services sont en net déclin. Même constat pour les activités pharmaceutiques. En termes d'investissements, la production et la logistique recueillent à eux deux 79 % de tous les investissements étrangers effectués en Belgique. Et ce, alors que toutes les activités voient leurs nombres de créations d'emplois chuter.
Au niveau des régions, la Flandre est toujours en tête des créations d'emplois et des projets d'investissements étrangers en Belgique. En 2008, le nord du pays comptabilise 65 % des emplois générés par des investissements effectués au pays. Ceci dit, la tendance nationale de création d'emplois est en baisse, avec une chute de 26 % en Flandre, 33 % en Wallonie, et 67 % en Région Bruxelles-Capitale. Cette dernière observation confirme l'important déclin des investissements dans le secteur des services. Pour ce qui est des chefs-lieux belges, Anvers peut se flatter d'enregistrer le plus grand nombre d'emplois créés en 2008. Il est suivi par Bruxelles, Gand, Mons et Charleroi.

Positionnée au 27e rang en 2007, la Belgique occupe désormais la trente-troisième place au classement mondial d'estimation de créations d'emplois. Notre pays passe de la quatorzième à la seizième place au classement européen en 2008. " Cette baisse spectaculaire prouve que la Belgique est sensible aux tendances cycliques mondiales, le ralentissement observé en 2007 et 2008 affectant les investissements étrangers dans le pays ", observe le rapport. En effet, la détérioration des perspectives économiques en 2008 et la diminution des investissements se sont poursuivies, ô combien ! Elles n'ont pas manqué d'affecter le niveau d'activité d'investissement. " Mais bien que la Belgique soit sensible aux tendances cycliques et à la baisse cyclique actuelle, il est encourageant de constater que le pays attire davantage d'investissements dans les activités et les secteurs clés axés sur la chimie/métallurgie ", soulignent les auteurs.

Dans une autre étude "European Cities Monitor" publie le 6 octobre 2009 par le consultant en immobilier Cushman & Wakefield, Bruxelles figure cette année à la cinquième place des villes européennes les plus attractives pour les entreprises.
La capitale belge perd ainsi une place par rapport à l'année dernière.
Londres, Paris et Francfort demeurent les trois villes les plus intéressantes en Europe pour les entreprises et ce, depuis 1990. A la quatrième place, on retrouve Barcelone qui prend donc la place occupée l'année dernière par Bruxelles. Selon Cushman & Wakefield, la moins bonne performance de Bruxelles n'est pas due à une détérioration de la situation de la capitale européenne mais bien à "la revalorisation et à l'exceptionnellement bonne promotion de Barcelone". Bruxelles tire son épingle du jeu au niveau du nombre de langues parlées (2ème place) tandis que la disponibilité de personnel qualifié reste un point fort, tout comme l'accessibilité aux marchés, aux consommateurs et aux clients.
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