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Daniel DUCARME dépose une question écrite à Karel DE GUCHT sur le nucléaire iranien
A l’approche des prochaines élections présidentielles en Iran le 12 juin 2009, le président sortant Mahmoud Ahmadinejad a fait savoir, lors d’une conférence de presse ce 25 mai 2009, qu'il n'évoquerait pas la question du développement nucléaire de son pays avec le groupe 5+1 dans le cadre de leur offre de négociation avec l'Iran mais uniquement avec l’AIEA, l'Agence internationale de l'énergie atomique. Aux dires du président iranien, «les discussions en dehors de l'AIEA porteront exclusivement sur la participation à la gestion des affaires du monde et aux moyens d'apporter la paix dans le monde". Les six grandes puissances réunies dans le Groupe 5+1 (Etats-Unis, France, Chine, Grande-Bretagne, Russie et Allemagne) tentent par la voie diplomatique de convaincre l'Iran d'arrêter ses activités nucléaires sensibles et attendent toujours une réponse à leur offre de rencontre avec Téhéran formulée le 8 avril dernier. Cette réunion devrait rassembler le groupe 5+1, le représentant diplomatique européen Javier Solana, le négociateur iranien Saïd Jalili et des représentants de chacun des six pays. Les grandes puissances souhaitent obtenir de l'Iran qu'il suspende notamment son enrichissement d'uranium.
L'Iran, qui ne dispose à ce jour que d'une centrale nucléaire en construction par la Russie, a toujours affirmé que son programme a un objectif exclusivement civil. L'AIEA pour sa part se dit toujours, après six ans d'enquête, dans l'incapacité de certifier que tel est bien le cas. Coutumier des provocations, le président iranien a répété la semaine dernière que son pays ne stoppera pas son programme nucléaire, même au risque de nouvelles sanctions internationales. L'Iran faisant déjà l'objet de cinq résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU, dont trois assorties de sanctions, pour suspendre notamment l'enrichissement et coopérer plus activement avec l'AIEA.
A ce titre, Daniel DUCARME a interrogé le Ministre des Affaires étrangères sur les points suivants:
- Ce refus de négocier avec le groupe 5+1 risque-t-il d’exposer l’Iran à de nouvelles sanctions internationales? Si tel était le cas quel en serait le timing? L’Union et l’ONU sont-elles d’accord avec les récentes déclarations du Président américain Barack Obama se donnant jusqu’à la fin de l’année pour «juger de la volonté ou pas de l’Iran d’engager le dialogue sur son programme nucléaire».
- Quelle est la position dans ce dossier de l’Union dont 3 de ses membres font partie du groupe 5+1 (France, Allemagne, Grande-Bretagne)?
- Si de nouvelles résolutions émanant de l’ONU devaient être prises dans le cadre du dossier iranien, seraient-elles accompagnées de sanctions et si oui, lesquelles pourraient être envisagées?
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