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Les députés tchèques disent oui au Traité de Lisbonne

 

 

La République tchèque, qui exerce la présidence tournante de l’Union depuis le 1er janvier 2009, s’est enfin prononcée sur le traité de Lisbonne et l’a ratifié après tout de même deux reports du vote. Le texte, qui a pourtant reçu l’aval du gouvernement de Prague, doit encore être ratifié par le sénat sans doute en avril et surtout être signé par le très eurosceptique président Vaclav KLAUS qui ne cache guère son manque d’entrain. La République tchèque était le dernier État membre de l’Union à ne pas s’être prononcée sur ce traité.

La moitié des élus de l’ODS, le parti libéral au pouvoir, a voté en faveur du Traité de Lisbonne. En revanche, les chrétiens-démocrates et les Verts, membres de la coalition gouvernementale, ainsi que l’opposition sociale-démocrate (CSSD) ont voté pour la ratification. Les communistes, eux, ont voté contre, rejoignant ainsi les « dissidents » de l’ODS et continuant à militer pour la tenue d’un referendum sur le sujet.

Le ministre des affaires étrangères tchèque, l’europhile Karel Schwarzenberg, s’est félicité de « ce pas important vers l’approfondissement de l’intégration européenne. La crise de ces derniers temps nous démontre à quel point il est important de parler d’une seule voix, en bon accord ». Un enthousiasme que ne partage par le Premier ministre, Mirek Topolanek, qui a voté « avec sa tête et non avec son cœur ». A ses yeux, Lisbonne ne définit pas « une Europe flexible, libre, ouverte », mais encourage plutôt un « un renforcement des éléments centralisateurs de l’Union européenne » et un « affaiblissement des États nationaux ».

Reste le cas de Vaclav Klaus qui a toujours montré plus que des réserves sur le Traité et qui espère que le Sénat bloquera le texte. Reste aussi pour lui la possibilité de saisir la Cour constitutionnelle afin de ne pas ratifier de suite le Traité. Le Président tchèque fortement hostile à l’Union avait l’ODS jugée trop europhile, a été élu par le Congrès tchèque et ne dispose que de pouvoirs de représentation. Néanmoins, le chef d'Etat, qui avait été le seul chef d'État à saluer la «mort» du traité européen après le référendum irlandais en juin.

Au niveau européen, la réforme des institutions reste suspendue au nouveau référendum que l'Irlande envisage d'organiser en novembre prochain après le ‘non' prononcé en juin dernier.

 

en savoir plus: La présidence tchèque de l'Union

 

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