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La sécurité alimentaire, un enjeu du XXIe siècle
Le concept de sécurité alimentaire fait référence à la disponibilité, à l'accès à la nourriture en quantité et en qualité suffisantes, à la stabilité que ce soit en termes d’infrastructures mais aussi de stabilité politique et économique. Alors que la population mondiale approchera prochainement et inexorablement les 10 milliards, des questions concernant le changement climatique, la pénurie croissante de pétrole et l’accès d’eau et l’existence de terres de qualité mettront à l’épreuve la capacité de la planète à produire suffisamment de nourriture pour tout le monde.
L’insécurité alimentaire mondiale s’est aggravée et continue de constituer une dangereuse menace pour l’humanité. Les prix des denrées alimentaires se maintiennent à des niveaux obstinément élevés dans les pays en développement, si bien que le nombre de personnes souffrant de la faim ne cesse d'augmenter depuis quelques années. La crise économique mondiale qui se répercute sur l’emploi et exacerbe la pauvreté ne fait qu’aggraver la situation. Le ralentissement des investissements directs étrangers et la baisse des exportations de matières premières devraient se traduire par un accroissement du chômage dans les pays pauvres. Compte tenu des perspectives économiques des pays riches, on s’attend à une baisse de l’aide au développement et de l’assistance humanitaire. Selon la Banque mondiale, en 2008, le montant officiel des envois de fonds des travailleurs émigrés se chiffrait à quelque 300 milliards d’USD, soit 2% du produit intérieur brut de l’ensemble des pays en développement. Le ralentissement de l’activité, en particulier dans le secteur de la construction et dans l’industrie manufacturière – qui traditionnellement font largement appel aux travailleurs immigrés– entraînera une forte baisse du montant des envois de fonds destinés aux familles pauvres des villes comme des campagnes.

Selon la Banque mondiale, le prix des produits de première nécessité a progressé de 80% depuis 2005 entraînant des hausses des prix alimentaires qui ont elles-mêmes déclenché des émeutes de la faim dans de nombreux pays. Si la hausse a été en 2007 de 40% en moyenne pour le blé, qui est à son prix le plus haut depuis vingt ans, il en a été de même pour le maïs, le riz mais aussi le soja, le colza et l'huile de palme qui maintiennent en vie, plus ou moins, les populations des pays pauvres. Pour les 2/3 de la planète une variation du prix du riz et de la farine signe le passage brutal à la faim.
Le paysage alimentaire mondial n’est pas particulièrement réjouissant. C’est pourquoi le député Daniel Ducarme a déposé une proposition de résolution demandant le renforcement de la sécurité alimentaire. «Pour suivre la croissance des besoins alimentaires tels que décrits par la FAO, les terres arables devront augmenter de 120 millions d’hectares en l’espace de quarante ans. Le défi s’annonce majeur en termes d’aménagement du territoire: la majorité des terres inexploitées sont soit recouvertes par des forêts, dont l’impact environnemental est particulièrement apprécié dans le contexte actuel, soit éloignées des infrastructures de communication ou alors présentent des caractéristiques particulières. Au-delà de la question des terres arables, celle des céréales constitue le second grand problème posé à la communauté internationale en matière de sécurité alimentaire. Les stocks de blé restent particulièrement bas, une tendance qui devrait se poursuivre à long terme : en Afrique, la dégradation de la qualité de certaines terres, liée pour partie à l’urbanisation galopante, pénalise la production, causant à la fois des déséquilibres internes et externes. Il faut toutefois compter en parallèle sur l’émergence de quelques acteurs, parmi lesquels la Russie, qui se hisse désormais au même rang que les Etats-Unis en matière de production de blé» précise Daniel Ducarme.
Pour le député, relever le défi de la faim dans le monde est au cœur de la sécurité alimentaire et est essentiel pour le devenir de la stabilité politique de nombreuses régions dans le monde. La faim chronique met en danger des individus, des gouvernements, des sociétés et des frontières nationales.
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- Consulter la proposition de résolution déposée par Daniel Ducarme sur la sécurité alimentaire: cliquer ici