
L'Union pour la Méditerranée fête sa première année d'existence

Lancée en grande pompe à Paris le 13 juillet 2008 pendant la Présidence française de l’Union européenne, l’Union pour la Méditerranée fête aujourd’hui son premier anniversaire d’existence. En «cadeau», la Commission a décidé de renforcer sa contribution aux projets prioritaires. En effet, la Commission européenne annonce une contribution supplémentaire de 72 millions d'euros, pour la période 2009-2010, en faveur des domaines d'intervention jugés prioritaires par les chefs d'État et de gouvernement euro-méditerranéens lors de leur rencontre à Paris.
Les travaux seront axés sur la dépollution de la Méditerranée, sur les autoroutes de la mer et les autoroutes terrestres, sur les énergies de substitution, l’accent étant mis sur le plan solaire méditerranéen, sur l'enseignement supérieur et la recherche ou encore sur l'appui aux investissements dans les entreprises. Une partie des fonds servira à soutenir le fonctionnement du secrétariat de l'Union pour la Méditerranée. Cette contribution porte à 90 millions d'euros le budget communautaire total alloué, depuis juillet 2008, aux priorités recensées par l'Union pour la Méditerranée.
Premier chantier, la dépollution de la Méditerranée. Le programme Gestion durable de l ’eau et dépollution de la Méditerranée doté de 22 millions d'euros, encouragera des politiques et des pratiques de gestion durable de l’eau dans la région, en tenant compte de la rareté croissante de l’eau, de la pression combinée exercée sur les ressources en eau par un large éventail d’utilisateurs et des processus de désertification liés au changement climatique. Une partie des fonds sera utilisée pour soutenir la Stratégie de l’eau pour la Méditerranée. Une enveloppe de 7 millions d'euros sera consacrée à la mise en œuvre du programme Horizon 2000 à partir de septembre 2009. S'y ajoutera un montant d'1million d'euros pour permettre la participation des pays des Balkans et de la Turquie au programme.

Deuxième chantier, les Autoroutes de la mer et autoroutes terrestres. Les programmes Autoroutes de la mer Méditerranée, recevront près de 7,5 millions d’euros et avec la Politique maritime intégrée en Méditerranée contribueront au développement d’un réseau de transport méditerranéen efficient et intégré. Le programme Autoroute de la mer Méditerranée II se concentrera sur les activités maritimes et portuaires et sur la connexion des voies ferroviaires et maritimes.

Troisième chantier, le lancement d’un plan solaire méditerranéen qui compte parmi les principales initiatives concrètes de l’Union pour la Méditerranée. Pour soutenir cette initiative, la Commission procède actuellement à des études visant à déterminer la stratégie la plus efficace pour développer et mettre en œuvre le plan solaire méditerranéen et recenser les domaines dans lesquels l’aide de l’UE pourrait s’avérer la plus efficiente. Elle contribuera, à hauteur de 5 millions d'euros, à la mise en place de conditions favorables (environnement institutionnel, législatif et technologique et climat d'investissement) au développement de ressources énergétiques renouvelables dans les pays partenaires méditerranéens, et notamment au plan solaire.

Quatrième chantier, la Facilité euro-méditerranéenne d'investissement et de partenariat (FEMIP). Elle fournit des capitaux au secteur privé à des conditions qui n’existent pas localement et se voit doter de 32 millions d'euros. En 2009 et 2010, la FEMIP contribuera à la dépollution de la Méditerranée dans le cadre du programme Horizon 2000, au développement des énergies renouvelables dans la région méditerranéenne sous les auspices du plan solaire méditerranéen et au développement d'infrastructures de transport durables ainsi que le prévoit le projet prioritaire Autoroutes de la mer et autoroutes terrestres.
Cinquième chantier, l'enseignement supérieur et recherche et l'Université euro-méditerranéenne. La Commission apporte une contribution d’1 million d'euros à l’Université euro-méditerranéenne de Portoroz (Slovénie) pour permettre à des étudiants de la région méditerranéenne hors UE de participer aux programmes. La Commission européenne procède actuellement à une évaluation des possibilités et besoins financiers du Secrétariat de l’Union pour la Méditerranée en vue de répartir les fonds. Avant de débloquer cette nouvelle enveloppe, la Commission avait alloué 18 millions d'euros à des projets tels que le développement et le renforcement de la protection civile dans la région par la mise en place et la consolidation d’une capacité de réaction, l’initiative « Invest in Med» qui favorise les investissements dans la région et la sécurité maritime en Méditerranée dans le cadre du programme SAFEMED.

Benita Ferrero-Waldner, Commissaire européenne chargée des relations extérieures et de la politique européenne de voisinage, a déclaré: « l'Union pour la Méditerranée célèbre son premier anniversaire. Bien que certains progrès aient été réalisés, la suspension des activités à la suite de la crise à Gaza nous a empêché de nous réunir et, par conséquent, de prendre les grandes décisions politiques qui s’imposent pour permettre à l’Union d’atteindre sa vitesse de pointe. Je conçois que l’Union pour la Méditerranée suspende ses travaux face à un vide politique, mais il importe que nous prenions la mesure de l’urgence qu’il y a à s’atteler à la tâche et à présenter à nos citoyens les avantages potentiels qu’offre pareille union. Je suis convaincue qu’il existe aujourd’hui une volonté politique de surmonter les différences et j’espère que les réunions qui se sont tenues récemment entre les pays partenaires nous permettront d’ouvrir clairement la voie à une reprise progressive des activités, de sorte que nous puissions aller de l’avant.»
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