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INFO FLASH

 

 

ELECTIONS PRESIDENTIELLES AU ZIMBABWE:

L'OPPOSITION RENONCE AU SECOND TOUR

 

 

 

 

Le leader de l’opposition au Zimbabwe, Morgan TSVANGIRAI qui devait se présenter au second tour des élections présidentielles face à Robert MUGABE, a finalement décidé de jeter l’éponge. L’ancien leader syndicaliste âgé de 56 ans,  se refuse à participer à ce qu’il a nommé «une parodie de processus électoral entachée de violence et illégitime» et a dénoncé les représailles dont étaient victimes ses partisans et a affirmé qu'il ne pouvait pas demander aux électeurs de "risquer leur vie" en votant au second tour le 27 juin. Son retrait devrait avoir pour conséquence l’annulation pure et simple du second tour des élections qui devait se tenir le 27 juin.


Pourtant le leader du Mouvement pour le Changement démocratique (MDC) était arrivé en tête du premier tour le 29 mars dernier face à l’homme fort du régime MUGABE qui règne sur le pays depuis près de 28 ans. Selon lui, depuis ce succès, près de 200 000 personnes ont été déplacées, 86 partisans du MDC tués et 10 000 personnes blessées suite aux violences survenues.

Le Président MUGABE, leader du ZANU-PF (Union nationale africaine du Zimbabwe-Front patriotique) a contesté la victoire de son rival au premier tour des élections présidentielles arguant du fait que «seul Dieu» pouvait lui retirer son pouvoir et que les acquis de la guerre d’indépendance de 1980 ne sauraient être remis en question par une élection et a menacé de «reprendre les armes», les balles de fusil «prévalant sur les bulletins de vote».

La décision du chef du MDC de se retirer ouvre une voie royale à Robert MUGABE au pouvoir depuis vingt-huit ans. Le Secrétaire général de l’ONU Ban KI-MOON a estimé  que cette situation était un "mauvais présage" pour l'avenir du pays, tandis que le chef de la diplomatie européenne, Javier Solana, dénonçait un "simulacre de démocratie".

Le Ministre des Affaires étrangères français,  Bernard KOUCHNER a qualifié d'"escroc" et d'"assassin" le président du Zimbabwe. Mais c'est de Grande-Bretagne, l'ancienne puissance coloniale, et des Etats-Unis que sont venues les déclarations les plus fermes. A leurs yeux, le gouvernement du Zimbabwe n'est plus "légitime". La Maison Blanche devait d'ailleurs saisir, lundi, le Conseil de sécurité de l'ONU du dossier du Zimbabwe.

Outre l’appui sans réserve de la communauté internationale, Morgan TSVANGIRAI peut également compter sur le soutien de nombreux pays africains dont  la Zambie, la Tanzanie et le Botswana.

Même reconduit dans sa fonction présidentielle, le président MUGABE est de plus en plus contesté tant à l’extérieur qu’à l’intérieur des frontières de son pays. En outre le pays est plongé dans une catastrophe économique sans précédent, l’inflation atteint des chiffres records, près de 4 actifs sur 5 sont sans emploi et la monnaie locale ne vaut quasiment plus rien.

 

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