Porte-parole du MR à l’Assemblée Générale de l’Union des Francophones Belges, Daniel DUCARME, Président du MRI,
veut:
"L'égalité de plein droit pour les Belges de l'Etranger comme du Pays"
L’Assemblée Générale de l’UFBE s’est tenue à l’Hôtel de Ville de Bruxelles ce jeudi 22 mars 2007. Les représentants des partis francophones y ont présentés leurs positions pour les Belges de l’Etranger en perspective des élections législatives du 10 juin prochain.
«Je me souviens d’une Assemblée en 1997 ou 1998 …»
D’emblée, Daniel DUCARME a montré le chemin accompli: « je me souviens d’une Assemblée comme celle-ci, mais en 1997 ou en 1998. Les Belges de l’Etranger demandaient une simplification des procédures de vote, la possibilité d’obtenir un permis de conduire, et même de recouvrer le droit de se procurer une carte d’identité. Que de chemin parcouru et accompli depuis 1999 et le changement de coalition gouvernementale! Aujourd’hui, tout cela est réglé, et qui plus est, la double nationalité est votée et sera bientôt d’application, les accords fiscaux se succèdent pour éviter les tracas et embarras du risque de double imposition, notre coopération n’hésite pas à combler les déficiences de la Communauté Française pour nos écoles d’Afrique.
La réalité des Belges de l’Etranger a été prise en considération et nous pouvons nous en réjouir. Pour le vote du 10 juin, l’on nous annonce 122.000 inscrits. C’est plus et mieux encore qu’en 2003, mais je regrette que mon amendement législatif instaurant l’inscription automatique des listes consulaires vers les listes électorales ne soit pas passé, seuls les Ecolos et mes collègues du MR l’ayant voté. Si cela en avait été autrement, si les socialistes ne s’y étaient pas opposés, si les sociaux-chrétiens ne s’étaient pas abstenus, ce sont plus de 300.000 compatriotes qui recevraient leur bulletin de vote. Il nous faut encore convaincre du fait que le principe constitutionnel d’égalité doit s’appliquer pleinement, et de plein droit et devoir, à toutes et tous, du pays, comme de l’étranger. Cela montre qu’il reste du grain à moudre.»
«L’EGALITE: LE PROJET REFORMATEUR POUR LES BELGES DE L’ETRANGER»
Sans développer l’ensemble des mesures concrètes que Le Projet Réformateur des Belges de l’Etranger contient, le Président du MRI a indiqué que le fil bleu de toutes les propositions faites par les Réformateurs voulait rencontrer ce principe d’égalité entre tous les Belges mais: « nous voulons des discriminations positives pour celles et ceux qui font preuve d’un engagement particulier. C’est le cas pour les enseignants qui, d’Afrique en Louisiane, porte l’effort d’acquisition des connaissances aux quatre coins du monde en valorisant notre culture. Cet effort doit être reconnu et leur statut adapté en conséquence.»
Epinglant certains thèmes précis, Daniel DUCARME a abordé les questions fiscales et sociales, l’enseignement et la représentation des Belges de l’Etranger.
LE DROIT DE VOTE POUR TOUTES LES ASSEMBLEES PARLEMENTAIRES, DES ELUS DIRECTS ET UNE ASSEMBLEE DES FRANCOPHONES BELGES DE L’ETRANGER.
Des divergences existent entre les partis francophones. Seul le MR veut l’octroi du droit de vote aux élections régionales, et Daniel Ducarme s’en explique:«Les Régions et les Communautés ont en Belgique des responsabilités propres qui ne sont plus partagées avec le Fédéral. Leurs compétences
concernent directement nos compatriotes à l’Etranger. Comment ne pas souligner que tout l’enseignement est du ressort de la Communauté Française Wallonie-Bruxelles? Comment ne pas se soucier du fait que le commerce extérieur est de la compétence des Régions? Comment passer sous silence que les politiques actives pour l’emploi sont gérées par ces pouvoirs? Aussi, donner le droit de vote aux élections régionales est essentiel et nous le voulons pour les prochaines, dès 2009. C’est de la pure démocratie. Les Belges de l’Etranger doivent pouvoir faire valoir leur point de vue, et ce qui vaut pour le Fédéral le vaut pour le Régional et le Communautaire.
L’élection directe de parlementaires des Belges élus hors de Belgique peut y être associée. Mais, c’est un complément. Ce ne sont pas deux ou trois élus au milieu de centaines d’autres qui seront en mesure de faire entendre la voix des Belges de l’Etranger. C’est un tout. Le droit de vote pour toutes les Assemblées parlementaires, des représentants élus directs, et aussi une Assemblée des Belges de l’Etranger. Voyant l’expérience menée dans d’autres pays, je crois cette représentation utile. Elle permet, deux fois par année, aux représentants de nos compatriotes de faire valoir leurs points de vue, de suivre la politique mise en œuvre et d’en initier d’autres. C’est de la bonne démocratie participative. Je souhaite que l’Union Francophones des Belges de l’Etranger soit le creuset de réflexion, de conception et d’activation de cette Assemblée des Belges Francophones de l’Etranger, en travaillant sur les dispositifs existants depuis le vote par le Parlement de la Communauté Française en 1982!»
UNE SECURITE SOCIALE MODERNISEE ET UNE FISCALITE JUSTE,
L’expatriation change de nature sous l’influence de l’européanisation et de la mondialisation. Des outils efficaces ont très bien fonctionnés, mais ils ne sont plus adaptés à notre époque.
Dans le secteur social, il en est ainsi de l’OSSOM, l’Office de Sécurité Sociale d’Outre-Mer. Il faut en revoir la portée afin, comme l’a indiqué le Président du MRI:«de rencontrer les problèmes du temps. Le dispositif de sécurité sociale doit certes couvrir les pensions, mais aussi tous les soins, y compris liés à la maternité, le coût des vaccins et médicaments spécifiques et l’assurance maladie des étudiants Belges à l’Etranger. L’OSSOM doit se muer en Caisse d’Assurances Sociales des Belges de l’Etranger.»
Même volonté de changement pour le fiscal:«avec un profond changement de rapport avec l’Administration, une relation directe, simplifiée et adaptée avec un «Centre d’Impôts des Belges de l’Etranger». En plus du traitement particulier du dossier des frontaliers, pour tous cette fois, il est équitable de relever le plafond de 2.500 euros sur les biens immobiliers gardés en Belgique, ce plafond fixé en 1991 doit être adapté sur base de l’indice des prix à la consommation et adapté annuellement. Pour tous aussi, il nous faut un Protocole Fiscal de Retour au Pays prévoyant les exonérations utiles au rapatriement des activités générées à l’Etranger.»
POUR L’EDUCATION.
Daniel Ducarme a repris les propositions des Réformateurs pour l’enseignement en estimant qu’il devait s’agir d’un tout cohérent bien défini par les mesures du Projet Réformateur (voir le Projet).
Il a réservé sa conclusion sur ce point:
« Ce qui fait la force de crédibilité d’un pays à l’étranger, c’est sa capacité à donner le meilleur aux jeunes générations. La représentation politique est indispensable à la démocratie.
L’économie est nécessaire à la vie. Mais, l’éducation et la connaissance sont le sel de cette démocratie et de cette vie.»