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Rencontre avec Angélique Brouillard, notre nouvelle Déléguée pour Boston
Vous êtes actuellement expatrié à Boston, pouvez-nous expliquer les raisons professionnelles qui vous ont amené dans ce pays ?
Aucune. J'ai simplement suivi mon mari, originaire du Mexique, dans ce pays.
Avant de vous installer aux Etats-Unis, quel a été votre parcours professionnel et les pays dans lesquels vous avez résidé?
J'ai principalement travaillé comme employée administrative. J'ai également travaillé dans les secteurs commerciaux et j'ai été enseignante. Le seul pays étranger dans lequel j'ai vécu avant de m'installer à Boston était le Mexique.
Quand vous avez entamé votre parcours professionnel, l'idée de vous expatrier était-elle déjà présente? Et pourquoi?
Oui en effet, l'idée était déjà présente. J'ai toujours aimé voyager au moins trois mois par an en-dehors de la Belgique. Voyager et vivre dans un autre pays offrent l'opportunité de créer de nouveaux contacts continus avec d'autres cultures qui m'ont définitivement influencées.
Quel est l'état de la communauté belge en Nouvelle Angleterre ?
Il y a quand même une communauté belge assez importante et nous avons une organisation qui nous réunit, appellée Basne. Il y a beaucoup de couples avec enfants et la période des fêtes de fin d'année, comme la Saint-Nicolas sont de grands moments dans notre communauté.
Quels sont les points forts des Belges de l'étranger ?
Cela peut se résumer en un seul mot : ADAPTATION ! Adaptation à d'autres cultures et l'apprentissage de nouvelles langues. Notre contact permamnent avec d'autres langues en Belgique facilite grandement notre capacité à apprendre et à nous adapter en toute circonstance.
Quels sont les points faibles de la Belgique à l'étranger?
La Belgique reste peu connue à l'étranger. Nous revenos au goût du jour lorsque les journaux relatent notre incapacité à former un gouvernement. Bien sûr, les fêtes de fin d'année sont ici l'occasion de mettre en valeur notre chocolat. La bière belge est également fort réputée aux Etats-Unis. Des dégustations sont souvent organisées, nous avons gagné de nombreux prix. D'ailleurs certaines bières américaines font réference sur leur étiquette à la tradition belge. Je rajouterai puor ce qui touche Boston, que nous y avons une présence consulaire assez pauvre.
Au vu de votre expérience à l'étranger, quels sont à vos yeux les difficultés de l'expatriation pour un Belge?
Franchement, avec la renommée de nos universités et de nos grandes écoles, notre multilinguisme et notre culture, nous ne devrions pas rencontrer de difficultés majeures.
La décision de s’établir à l’étranger doit cependant être réfléchie.
Sur le plan professionnel, il importera de bien assimiler les forces du pays où l’on souhaite s’installer afin de comprendre le rôle qu’on y jouera et d’envisager l’évolution de sa carrière à moyen ou plus long terme. Sur le plan familial, si l’on a des enfants, il faudra étudier soigneusement l’offre scolaire, particulièrement si la scolarité est déjà engagée en Belgique. Aujourd’hui, la plupart des grandes capitales disposent heureusement d’écoles internationales où il est possible de suivre une scolarité qui ne «dépayse» pas les enfants. En revanche, ces enseignements ne sont pas gratuits.
Quelles sont les caractéristiques les plus importantes de la vie aux Etats-Unis?
Je dirai pour schématiser: le Consumerisme, la suractivite en general, le système social et la couverture médicale deficients, un système éducatif très inégal. Les Etats-Unis, c'est aussi de magnifiques paysage et une multiculturalite très enrichissante. Les différentes nationalités présentes organisent de nombreux événements. Elles ont leurs propres lieux de culte et vivent généralement regroupées dans le même voisinage. A ce niveau-là, étrangement, l’intégration, est differente. Comme-ci, être américain, n’empêche pas d’autres origines et des ancêtres, dont en général, il est très fier, car par definition, l’Américain est un immigrant. Il existe un grand respect pour la différence. Quelle soit sexuelle, de couleurs, de nationalités, de religions, de langues, … bref, une plus grande tolérance…la loi étant assez stricte de ce point de vue, la discrimination en général est prise au sérieux et coûte chère. Ayant été responsable de plusieurs employés dans une institution bancaire, j’ai pu apprécier et apprendre cette partie de leur culture au travail. Je précise au travail, car dans la vie de tous les jours, il est évident qu’autant de cultures, d'origines ethniques mélangées entrainent des tensions. Je trouve qu'elles sont bien gérées.
Quels sont les prochains défis que vous avez envie de réaliser? Souhaitez-vous rester à l'étranger ou envisagez-vous un retour en Belgique?
Je desire revenir en Belgique. Pour le défi de m'intégrer...
Pourquoi rejoindre le MRI?
Vous avez de bons représentants aux idées et convictions souvent partagées et le MR est le seul parti qui s'intéresse concrètement aux Belges de l'étranger.
Quelle est votre devise?
«Only thing We have to fear is fear itself.» Franklin D. Roosevelt, 1932.