Le point du jour
Daniel Ducarme sera le 21 juillet à OUJDA au Maroc.
Pourquoi? Le Président du MRI explique sa démarche.
Il veut poursuivre son objectif de dialogue entre les cultures.
Muriel de l’Ecotais: Daniel Ducarme au Maroc le jour de la Fête Nationale Belge et à Paris le 14 juillet lors de la Fête Nationale Française. Un peu étonnant non?
Daniel Ducarme: Je ne boude pas la Fête Nationale à Bruxelles. J’ai d’ailleurs organisé plusieurs fois une activité spécifique le 21 juillet à TANGER. C’est une manière de marquer une attention réelle à la communauté belgo-marocaine qui est en majorité au pays d’origine chaque mois de juillet. Cette année, j’ai été invité au Festival de musique rai d’Oujda par des amis de Bruxelles à l’initiative de Abdelkrim Quissi, conseiller au cpas d’Ixelles. J’y vais avec plaisir avec la volonté de reprendre et de poursuivre mon objectif de dialogue entre les cultures. Cette reconnaissance des cultures est un préalable au partage de valeurs communes, ce fameux socle commun de valeurs qui doit permettre une intégration bien comprise. J’y vais avec la volonté de créer un lien avec Bruxelles au moment où l’idée du renforcement du dialogue euro-méditerranéen reprend des couleurs. Je vais agir en ce sens en lien avec le Festival du Film Arabe de Bruxelles qui se tient en fin octobre de cette année et dont je suis l’Invité d’Honneur. Je le ferai en dehors de toute considération politique, comme Ministre d’Etat et Député de Bruxelles.
M.E: La Belgique n’est pas méditerranéenne?
D.D: La Belgique ne peut pas rester à l’écart de la politique européenne du flanc sud de l’Europe. Elle doit s’investir pour trois raisons essentielles qui se tiennent.
Un, Bruxelles est la Capitale de l’Europe et nous devons veiller à être présent dans tous les débats qui concernent l’Union Européenne. Rien d’international ne peut être étranger à la Belgique.
Deux, l’importance de la communauté belge d’origine marocaine doit nous inciter à placer le dialogue des cultures au centre de notre dynamique politique. Etre Réformateur, c’est fonder toute démarche sur la réconciliation et éviter d’exacerber les différences ou de les utiliser en les «ghettoisants». La culture est un formidable vecteur de compréhension. Trois, nous avons pris des engagements politiques avant l’élection législative du 10 juin et nous les tiendrons. Non seulement avec le MRI, mais aussi avec le MR et son Président Didier Reynders, nous avons pris la décision de soutenir le processus de pacification au Sahara occidental présenté par les autorités marocaines.
J’ai déposé une Proposition de Résolution en ce sens sur le Bureau de la nouvelle Chambre élue le 10 juin. Un pays comme la Belgique peut aider dans ce type de dossiers, d’autant que nous sommes aujourd’hui membre du Conseil de Sécurité de l’ONU.
M.E: Et les autres parties du monde?
D.D: C’est prévu et nous programmons, notamment pour l’Afrique sub-saharienne pour laquelle notre délégué du MRI pour cette communauté en Belgique, Florimond MAYEUR, est à la tâche pendant ces vacances d’été. Etant donné son caractère politique plus sensible, je suis personnellement le dossier qui concerne Israël, la Palestine et le Liban. Tous les engagements pris pendant la campagne électorale du 10 juin seront tenus dans l’esprit d’une totale ouverture entre les cultures et la volonté de réconciliation de toutes les sensibilités et de toutes les communautés représentées en Belgique. Vous verrez à la présentation de notre programme d’action, qui bien entendu concerne très largement aussi les porblèmes des Belges de l’Etranger, sept textes étant déjà déposés au Parlement.Cela fera l'objet d'une communication spéciale du MRI. Je suis également certain que notre éventuelle participation gouvernementale apportera du concret.
Consultez la proposition de résolution sur le Sahara Occidental