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Le point du jour

Le classement de Risques internationaux
La lettre d’affaires française "Risques internationaux" a publié, fin décembre, un double numéro spécial classant 101 pays selon le risque qu’ils représentent.Les rédacteurs notent que la récession de 2009 a "contribué à modifier la carte économique du monde et la géographie du risque-pays", soulignant que les grands Etats émergents (Brésil, Chine, Inde, Russie) "assument désormais pleinement leur destin de puissances supra-régionales". La revue a procédé à deux classements. Le premier analyse la capacité des Etats à définir une stratégie au mieux des intérêts collectifs de sa population et de son territoire. La seconde est une analyse plus classique du risque. Dans les deux cas, les pays sont regroupés par région.
Pour la capacité des Etats d’Europe de l’Est et de la CEI à gérer, le Monténégro et la Croatie sont les mieux placés. A l’autre bout du spectre, on trouve, à égalité, l’Ouzbékistan, le Tadjikistan et le Turkménistan. Pour le Maghreb et le Moyen-Orient, la Jordanie est en tête, assez bien notée, l’Egypte, la Libye et le Yémen terminant le classement.
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En Afrique subsaharienne arrivent en tête, à égalité, le Botswana et la Namibie, immédiatement suivis par l’Afrique du Sud et la Tanzanie; Maurice, le Mali et le Bénin sont également en bonne position. En queue de peloton viennent les deux Congos, la Côte d’Ivoire, la Guinée-Conakry, l’Ethiopie, le Soudan, le Tchad et le Zimbabwe.
L’Asie voit l’Inde en tête, bien notée. Juste derrière viennent Hong Kong, la Corée du Sud et Taïwan. La Birmanie est la plus mal classée. La Chine occupe une position médiane : assez bien classée pour sa gestion économique et politique, elle l’est au plus mal pour le respect des droits de l’homme.

Enfin, l’Amérique latine voit un Brésil et un Chili très bien notés, suivis, à égalité, par la Bolivie, l’Equateur, l’Uruguay, le Paraguay et le Costa Rica, havre de paix traditionnel dans la région. En queue de peloton, on trouve Cuba, immédiatement précédée du Venezuela et de la Colombie.
La seconde partie du dossier classe les pays selon une grille d’analyse plus classique pour une lettre d’affaires : l’étude des indicateurs fondamentaux macroéconomiques, l’observation du comportement des opérateurs microéconomiques et une analyse des facteurs politiques, sociaux, juridiques et environnementaux.
Dans ce classement, en Europe de l’Est et CEI, c’est la Croatie la mieux classée, Kirghizstan et Tadjikistan occupant les dernières places. Avec en progression, l’Arménie, le Turkménistan, l’Azerbaïdjan, le Kirghizstan, l’Ouzbékistan et le Tadjikistan.
Aux Maghreb et Moyen-Orient, c’est le Qatar qui arrive en tête avec la meilleure note, suivi immédiatement par l’Arabie saoudite et le Koweit. En queue de peloton, on trouve le Yémen et la Syrie. Bahrein, les Emirats arabes unis, l’Irak, le Liban, Oman et la Tunisie sont en progrès.
En Afrique subsaharienne, note maximale pour l’Afrique du Sud, le Botswana et Maurice; au bas du classement viennent le Zimbabwe et le Soudan. Sont en progrès le Botswana, les deux Congos, la Côte d’Ivoire, la Tanzanie, le Zimbabwe, l’Ethiopie, la Guinée, Madagascar, l’Ouganda et la Zambie.
En Asie, la meilleure note est attribuée à l’Inde, la Chine, Taïwan et Singapour - la Birmanie étant dernière mais en progrès, de même que le Cambodge, la Malaisie, Taïwan, le Bangladesh et Hong Kong.
En Amérique latine, Brésil, Chili et Mexique arrachent la meilleure note. La Jamaïque et Cuba occupent le bas du classement et l’île castriste est en progrès, de même que la Bolivie, le Paraguay et la République dominicaine.
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