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Axe 4 : Pour les Etudiants Belges de l'Etranger et la Culture.

Le MRI pour les Etudiants Belges de l'Etranger et la Culture

Nous proposons :

Mesure 17
 : l’accès à la formation professionnelle permanente est essentiel
, notamment dans le domaine linguistique, et l’enseignement à distance en ligne est un moyen fondamental à valoriser. Cet accès doit être organisé dans le cadre de l’Association Européenne pour la Formation Professionnelle (EVTA). Les activités internationales du FOREM poursuivent aujourd’hui trois objectifs : sa propre reconnaissance au plan international, le développement d’une veille opérationnelle de ses activités, une implication dans des projets internationaux. En s’organisant en conséquence, en coupole de la Communauté Françaisele FOREM (Wallonie) doit ajouter à ses missions internationales la formation professionnelle des Francophones Belges de l’Etranger. L’ORBEM (Bruxelles) et BRUXELLES-FORMATION doivent en faire de même.Tout Francophone Belge de l’Etranger âgé de seize ans au moins et  inscrit auprès d’un Consulat Belge doit pouvoir obtenir une formation professionnelle par enseignement à distance reconnu par l’Association Européenne pour la Formation Professionnelle ou dans son pays de résidence sur base d’accords bilatéraux entre ce pays et soit la Communauté Française Wallonie-Bruxelles, soit la Région de Bruxelles-Capitale, soit la Région Wallonne. Au terme d’une formation réussie, un Certificat de formation ou de perfectionnement professionnel, diplôme reconnu, doit être délivré par la Communauté Française Wallonie-Bruxelles. En parallèle, l’information et la formation pour tout départ professionnel ou d’études à l’Etranger, la préparation à distance du retour et la formation au retour sont des objectifs à rencontrer et à mettre en œuvre. 

Mesure 18 : la validation rapide de l’équivalence des diplômes est cruciale pour le parcours professionnel ou la poursuite du cursus d’enseignement. Il revient à la Communauté Française de s’organiser. Nous proposons de « renverser la charge de la preuve » et de fixer  le délai de notification de l’équivalence, à dater de la réception de la demande à la Communauté Française à trente jours calendrier prolongeable une seule fois d’un délai de quinze jours, à défaut de réponse au terme de cette période l’équivalence étant acquise, avalisée par le Gouvernement et publiée au Moniteur. Le coût de cet acte administratif doit être ramené à un montant acceptable de 50 euros au lieu des 140 à 200 euros actuels.

Mesure 19 : l’accès à l’école fondamentale et secondaire pour les jeunes Belges de l’Etranger doit devenir une priorité politique de premier plan. Sans l’intervention budgétaire fédérale de la Coopération au développement, la Communauté Française n’assumerait même plus les écoles Francophones Belges d’Afrique. Ces écoles doivent bénéficier d’une « discrimination budgétaire positive » garantie spécifiquement au Budget de la Communauté Française couvrant non seulement les charges de structure et les charges pédagogiques mais prévoyant aussi un différentiel statutaire et pécuniaire positif pour les enseignants et l’ensemble du personnel de ces écoles. La Communauté Française doit conclure un Accord d’Enseignement Francophone avec l’Association Nationale des Ecoles Françaises de l’Etranger qui pourrait concerner d’autres pays Francophones du monde. Les Francophones Belges de l’Etranger vivent ce lien avec le réseau scolaire français. Il est de grande importance. Recensés au 30 avril 2006, les 429 établissements scolaires Français  homologués sont répartis dans 130 pays : 150 en Afrique, 94 en Amérique, 89 en Asie-Moyen Orient et 96 en Europe. Sur ces 429 institutions scolaires, 254 sont liées à l’AEFE, 73 en gestion directe et 184 conventionnées. Cet Accord d’Enseignement est primordial pour faciliter l’accès en déterminant un coût d’études abordable, prévoir les conditions d’octroi de bourses d’études et régler au préalable les clauses d’équivalences. La question des Internats en Belgique doit être réglée dans ce cadre afin d’offrir une réciprocité aux nombreuses familles françaises installées en Belgique.        

Mesure 20 : la mobilité étudiante des jeunes Francophones Belges est un formidable atout pour leur avenir,  notre présence de qualité dans le monde et la valeur ajoutée intellectuelle, culturelle, économique et sociale que cela représente. La politique actuelle manque de souffle et l’exemple du Québec est édifiant. Les droits de scolarité (le minerval) habituels, incluant les frais afférents et les frais de gestion, pour un étudiant étranger au 1er cycle d’une université québécoise varient de 10.494$ à 11.664$. Les étudiants récipiendaires de la bourse d’exemption des droits de scolarité supplémentaires voient leurs droits de scolarité réduits à 2.094$. Au Québec, dans le cadre d’une entente intergouvernementale (entente de coopération ou accord bilatéral), un certain nombre d’étudiants étrangers peuvent bénéficier de l’exemption des droits de scolarités supplémentaires. La Communauté Française est liée par une entente avec le Québec qui accorde à notre Communauté 20 bourses d’exemption par an à des candidats inscrits à un programme universitaire de 2ème cycle (maîtrise) ou 3ème cycle (doctorat). Les candidatures doivent être introduites auprès du Commissariat Général aux Relations Internationales (CGRI), les dossiers étant évalués avec l’aide du Fonds National de la Recherche Scientifique sur la base d’un concours. En revanche, tout étudiant français est automatiquement bénéficiaire de l’exemption. Un étudiant français paye des droits de scolarité identiques à ceux payés par un étudiant québécois, soit 2.094$. Nous aussi, nous devons donner la chance aux jeunes de vivre le monde. Au lieu de prendre des mesures unilatérales de repli, la Communauté Française doit fixer le cadre stratégique de sa politique d’enseignement internationale en le rattachant au programme européen d’action dans le domaine de l’éducation et de la formation tout au long de la vie établi par la décision du Parlement européen et du Conseil du 15 novembre 2006. Elle doit revoir ses accords bilatéraux pour donner cette respiration « du monde en tête » à la jeunesse belge francophone, tant pour les jeunes au pays que les expatriés, notamment, en négociant l’exemption des frais de scolarité supplémentaires et en facilitant l’accès aux sous-programmes sectoriels Comenius, Erasmus, Leonardo da Vinci et Grundtvig.    

Mesure 21 : le maintien du lien culturel est essentiel. Pour les pays proches, les attaches restent plus naturellement possibles. Il n’en est pas de même pour les destinations lointaines, le handicap linguistique élevant encore davantage l’obstacle. Dans les faits, de nombreux francophones belges participent aux activités de l’Alliance Française. Cette Alliance étend son réseau sur 129 pays. Elle développe l’enseignement de la langue française et le goût des cultures francophones dans le monde. Outre l’intensification de son propre réseau culturel, la Communauté Française Wallonie-Bruxelles doit s’inscrire dans le réseau de l’Alliance Française afin de donner toute facilité aux Francophones Belges de l’Etranger de pratiquer notre langue et de valoriser nos attaches culturelles.
L’information du pays est un chaînon vivement demandé par les expatriés. Le Service Public Fédéral des Affaires Etrangères doit initier un « WEB – RADIOTV de Belgique » captable par l’internet   

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